30.10.22 Pour changer les saveurs au sein du Carnaval citronné, le café gourmand que je prépare pour mes 25 convives de fin du mois: une crème glacée à la vanille. Rien de spécial, si ce n'est que le goût est divin, les ingrédients de base étant hors pair.
2025: ajout d'une astuce pour une crème inratable
Dans la recette ci-dessous, en pdf, j'inclus de la crème fraiche en plus du lait, selon la technique désormais connue de tous les glaciers amateurs. Cet apport évite que la glace ne cristallise trop au congélo, si on la garde plus de deux jours. Turbine ou sorbetière, mes essais sont définitifs: ces crèmes glacées se dégustent dans la semaine, grand maximum. Avec le temps, même dans le meilleur des congélos et avec la meilleure turbine, si l'on ne veut pas utiliser les adjuvants modernes, les glaces durcissent un peu trop.
Les doses de sucre semblent élevées, c'est normal: pour tout dessert glacé, il faut forcer sur l'ensucrage. Une crème anglaise ordinaire prendrait 75g de sucre pour les mêmes doses. Ici, on intègre 150g. Si on ajoutait d'autres parfums, on réduirait à 120gr.
NB 2025. Pour aider une amie découragée de la crème anglaise, j'ai trouvé une technique encore plus subtile, que ma petite astuce d'antan, ce qui évite l'ajout d'amidon.
Je pars du principe que nous avons des outils électriques bien utiles, si l'on compare à l'environnement de nos grands mères. J'en profite aussi pour rappeler qu'on peut travailler au lait et à la crème crue, sans les dénaturer, assiette ressourçante oblige.
Ma technique. C'est une longue description, mais ça se fait sur un coin de table, chez moi, en vitesse.
Dosages (détail dans le pdf ci-dessous): 50 cl de lait de ferme cru -
20 cl de crème fraîche de ferme crue -
1 gousse de vanille -
4 jaunes d’œufs de poules qui courent, heureuses -
150g de sucre complet bio (ou plus si les convives sont habitués à des saveurs hypersucrées)
Depuis que je pratique cette technique, la confection d'une crème anglaise ne me prend plus de longues minutes patientes à faire des huit dans le poêlon (= "vanner").
Au stade nr 5, si je gardais l'ancienne technique: pendant ce temps, je mouline les oeufs et le sucre en ruban, au mixeur-plongeur. Sans laisser attendre avant de mixer, sinon le sucre brûlerait les jaunes.
Grâce au tourbillon du mixeur-plongeur, la température fatidique supérieure à 85°C n'est pas atteinte, d'où pas de coagulation des jaunes; alors que celle qui suffit à la prise des jaunes est atteinte. Un chimiste expliquera mieux.
Ceci dit, il m'est arrivé auparavant de pousser trop haut la crème anglaise, qui finissait en grumeaux qui voulaient devenir omelette. Un coup de mixeur-plongeur et personne n'a jamais vu la différence dans mes crèmes glacées. Or, j'ai à la maison un dégustateur avec un palais très fin. Encore une différence avec la cuisine de nos mères grands: merci le mixeur-plongeant!
Un jour de bonté, je filmerai la technique, c'est plus simple.
Mon ancienne petite astuce pour débutants, que je tenais de "La cuisine de Léa",un livre de 1948 dans lequel j'ai appris les bases. La crème anglaise de base est parfois malaisée à réaliser pour un novice, longue en tout cas. J'ajoute une pincée de fécule, qui évite que l'oeuf ne coagule trop vite. La réussite est presque assurée. L'autre solution serait d'éviter la crème anglaise et d'intégrer dans la crème glacée du lait condensé sucré comme le font tant de mes copines. Bleurks! Ce n'est plus de la nourriture. C'est toujours de l'amour maternel à offrir aux petits, mais ce n'est plus de la nourriture. L'avantage du lait condensé sucré est son absence d'eau, cet élément qui cristallise au froid.